Association fréquente entre HTA et diabète
Publié le 12 mai 2025 — mis à jour le 12 mai 2025
🏅 Article en vedetteCet article de la Fédération Française des Diabétiques explique comment l'hypertension et le diabète partagent des facteurs de risque communs tels que la sédentarité et l'obésité, et souligne l'importance de leur dépistage et traitement conjoints.
Le diabète, en tant que maladie et facteur de risque pour d’autres maladies non transmissibles comme l’HTA, constitue un défi majeur pour la santé publique, atteignant des proportions alarmantes à l’échelle mondiale.
En 2019, la Fédération Internationale du Diabète a estimé à 463 millions le nombre de personnes atteintes de diabète dans le monde, avec une prévision de 578 millions en 2030 et 700 millions en 2045 en l’absence d’interventions significatives.
L’Afrique détient le record du pourcentage le plus élevé de cas de diabète non diagnostiqué (59,7%), et environ 4,2 millions d’adultes de 20 à 79 ans sont décédés en 2019 des suites du diabète et de ses complications, soit un décès toutes les huit secondes. La région africaine affiche également le pourcentage estimé le plus élevé de décès liés au diabète chez les moins de 60 ans (73,1%).
Au Sénégal, l’enquête STEPS de 2015 a révélé une prévalence du diabète estimée à 3,4% dans la population de 18 à 69 ans, dépassant 7,9% chez les personnes de 45 ans et plus.
La coexistence d’hypertension artérielle et de diabète présente des défis uniques pour la santé. Ces deux pathologies partagent des facteurs de risque communs tels que l’alimentation malsaine, la sédentarité, l’obésité… Les individus présentant une hypertension artérielle ont un risque accru de développer le diabète, tandis que les personnes atteintes de diabète sont également exposées à un risque accru d’hypertension artérielle. La conjonction de ces deux pathologies peut intensifier les risques cardio-vasculaires et entraîner des complications supplémentaires. En effet, l’hypertension artérielle exerce une pression excessive sur les parois des vaisseaux sanguins, augmentant le risque de problèmes cardio-vasculaires. D’autre part, le diabète peut causer des dommages aux nerfs et aux vaisseaux sanguins, avec des implications pour divers organes du corps. Une compréhension approfondie de ces interrelations est dès lors essentielle pour élaborer des stratégies de prévention et de gestion efficaces dans le domaine de la santé publique.